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Shadow AI en mairie : quand les agents publics contournent les règles avec l’IA

Un rapport révèle que plus de la moitié des agents territoriaux utilisent ChatGPT en cachette — et pose une question cruciale : comment encadrer l’IA sans étouffer son potentiel ?

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· Undernews

C’est un chiffre qui devrait faire réfléchir : selon une enquête menée auprès de 2 000 agents publics, plus d’un sur deux utilise ChatGPT ou un outil similaire dans son travail, souvent sans en informer sa hiérarchie. Comme le documente Undernews, ce phénomène de « Shadow AI » — l’usage clandestin d’outils d’intelligence artificielle — est en train de se généraliser dans les mairies et les administrations françaises. Et il pose une question essentielle : comment concilier innovation et sécurité quand les outils les plus utiles échappent à tout contrôle ?

Le problème n’est pas l’IA en elle-même, mais le manque de cadre. Les agents publics, confrontés à des tâches répétitives ou à des délais serrés, se tournent vers ces outils pour gagner du temps — parfois au mépris des règles de confidentialité. Imaginez un employé municipal qui utilise ChatGPT pour rédiger un courrier officiel, sans réaliser que les données sensibles qu’il y copie pourraient fuiter. Ou un service qui automatise des décisions sans en informer les citoyens concernés. Les risques sont réels, mais la solution ne peut pas être une interdiction pure et simple : cela reviendrait à priver les collectivités d’un levier d’efficacité précieux.

La réponse ? Des outils souverains, conçus pour le service public. Des solutions comme Lutece, la plateforme open source développée par la Ville de Paris, montrent qu’il est possible de créer des alternatives respectueuses des données et adaptées aux besoins des administrations. En Europe, des initiatives comme AI4Public travaillent à des modèles d’IA éthiques, transparents et interopérables, spécialement conçus pour le secteur public. Le défi n’est pas de freiner l’innovation, mais de la canaliser — pour que l’IA serve les citoyens, et non l’inverse.

Et si votre mairie utilisait déjà l’IA sans vous le dire ? Peut-être est-il temps d’engager la conversation — pour transformer cette zone d’ombre en une opportunité collective.

Source originale

Undernews