« Stop Killing Games » : quand l'Europe défend le droit de jouer… et de posséder
Un mouvement européen pour la préservation des jeux vidéo gagne du terrain. En Californie comme en Europe, des lois pourraient bientôt empêcher les éditeurs de rendre leurs jeux injouables après leur achat.
Existigo.com
Contributeur Existigo.com
Et si un jour, votre jeu vidéo préféré disparaissait purement et simplement, comme effacé par son éditeur ? C'est déjà arrivé : des titres comme P.T. (le prototype de Silent Hills), Scott Pilgrim vs. The World, ou même des jeux en ligne comme The Crew ont été retirés des plateformes, laissant leurs acheteurs sans recours. Face à cette pratique, le mouvement Stop Killing Games monte en puissance, et l'Europe pourrait bien en devenir le fer de lance.
Comme le révèle Numerama, une proposition de loi californienne vise à interdire aux éditeurs de désactiver les jeux après leur vente. En Europe, des associations et des parlementaires commencent à se saisir du sujet, poussés par une communauté de joueurs de plus en plus consciente de ses droits. Car acheter un jeu, ce n'est pas louer une licence temporaire : c'est posséder une œuvre, au même titre qu'un livre ou un film.
Cette mobilisation est une belle illustration de l'art de vivre numérique européen : ici, on ne se contente pas de consommer, on défend aussi ses droits. Que ce soit pour les jeux vidéo, les logiciels ou les services en ligne, l'Europe montre la voie d'un numérique où l'utilisateur n'est pas un simple client, mais un acteur à part entière. Et si vous voulez aller plus loin, des plateformes comme GOG (Good Old Games) ou des projets open source comme Lutris permettent déjà d'acheter et de préserver vos jeux en toute liberté.
(Parce que choisir ses outils, c'est aussi choisir le monde numérique qu'on veut habiter — et Colistor est fier de s'inscrire dans cette philosophie.)
Source originale
Numerama