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RDP : quand un protocole utile devient la porte d’entrée préférée des cyberattaques

85 % des cyberattaques ciblent le protocole RDP, utilisé quotidiennement par les entreprises. Voici pourquoi ce n’est pas une fatalité — et comment en faire un atout de sécurité.

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· Silicon.fr

Le Remote Desktop Protocol (RDP) est l’un de ces outils discrets qui rendent la vie des entreprises bien plus simple : il permet d’accéder à distance à un ordinateur, comme si on était assis devant. Problème ? 85 % des cyberattaques l’utilisent aujourd’hui pour s’infiltrer dans les réseaux, selon une tribune publiée sur Silicon.fr. Pourquoi un tel succès chez les pirates ? Parce que RDP est partout — et que ses failles sont souvent exploitées avant même d’être corrigées.

La vulnérabilité ne vient pas du protocole lui-même, mais de sa mise en œuvre : mots de passe faibles, ports exposés sur Internet, ou absence de double authentification. Résultat, les attaquants n’ont même pas besoin de ruser : ils scannent le web à la recherche de machines vulnérables, puis forcent l’accès comme on ouvre une porte mal fermée.

Pourtant, RDP peut redevenir un allié de la sécurité — à condition de le configurer avec soin. Voici trois réflexes simples :

  • Activez l’authentification à deux facteurs (via des outils comme Duo Security ou YubiKey).
  • Limitez les accès aux seules adresses IP de confiance, via un VPN ou un bastion sécurisé.
  • Surveillez les connexions avec des outils comme Wazuh ou Graylog, qui alertent en cas d’activité suspecte.

L’Europe n’est pas en reste : des solutions comme Wallix (France) ou ESET Secure Authentication (Slovaquie) proposent des alternatives souveraines pour sécuriser les accès distants. La sécurité n’est pas une contrainte, mais un choix de design — et chaque entreprise peut en faire un avantage compétitif. Après tout, protéger ses données, c’est aussi protéger sa réputation et la confiance de ses clients.

Source originale

Silicon.fr