Quand l'Europe se fait espionner : Pegasus et la résistance des outils souverains
Un eurodéputé membre de la commission d'enquête sur Pegasus a été ciblé par le logiciel espion. Une preuve que la vie privée n'est pas un luxe, mais un combat quotidien — et que les outils européens ont un rôle clé à jouer.
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Imaginez : vous enquêtez sur les logiciels espions, et c'est vous qui êtes espionné. C'est ce qui est arrivé à Stelios Kouloglou, ancien eurodéputé grec et membre de la commission d'enquête sur Pegasus. Selon Next INpact, son iPhone a été infecté par ce logiciel alors qu'il travaillait sur ce dossier sensible. Un symbole glaçant, mais aussi un rappel : la vie privée n'est pas une option, c'est un droit à défendre — et les outils que nous choisissons peuvent faire la différence.
Cette affaire montre à quel point les messageries et systèmes d'exploitation dominants sont des cibles de choix pour les attaques. Mais elle révèle aussi une bonne nouvelle : l'Europe n'est pas sans défense. Des solutions comme ProtonMail (Suisse), Tutanota (Allemagne) ou Signal (open source et chiffré de bout en bout) offrent des alternatives concrètes pour ceux qui veulent protéger leurs échanges. Et des initiatives comme le RGPD ou la certification européenne des outils numériques (Cybersecurity Act) donnent un cadre pour distinguer les solutions fiables des autres.
Ce n'est pas une question de paranoïa, mais de choix. Choisir un outil respectueux de la vie privée, c'est comme choisir une serrure solide pour sa porte : une précaution simple, mais qui change tout. Et si cette histoire nous rappelle une chose, c'est que ces choix ne sont jamais neutres — ils dessinent le monde numérique dans lequel nous voulons vivre.
Pour aller plus loin, explorez les recommandations de l'ANSSI sur les outils sécurisés, ou testez une messagerie chiffrée aujourd'hui. Parce que protéger ses données, c'est aussi protéger sa liberté.
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Next INpact