Quand l'Europe accélère (enfin) sur les data centers IA : le cri du cœur de Xavier Niel
Xavier Niel (Iliad) dénonce les délais administratifs pour construire des data centers IA en France — un signal fort pour une Europe qui veut rattraper son retard technologique.
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Deux ans et demi. C'est le temps qu'il faut aujourd'hui pour obtenir l'autorisation de construire un data center dédié à l'IA en France. Un délai qui, selon Xavier Niel, patron d'Iliad (Free), freine la compétitivité européenne face aux États-Unis et à l'Asie. Lors de la présentation des résultats semestriels du groupe, il a tiré la sonnette d'alarme : « On ne peut pas attendre aussi longtemps si on veut que l'Europe compte dans la course à l'IA », rapporte Numerama.
Derrière cette frustration se cache une réalité plus large : l'Europe a les talents, les idées et les infrastructures pour devenir un acteur majeur de l'IA éthique et souveraine — mais elle doit encore simplifier ses processus pour libérer ce potentiel. Scaleway (la filiale cloud d'Iliad) et Kyutai (son laboratoire d'IA open source) affichent une croissance de 50 % sur leur activité IA, preuve que la demande est là. Pourtant, sans une accélération des autorisations, ces projets pourraient être freinés, voire délocalisés.
Cette prise de parole est un appel à l'action pour les décideurs européens : simplifier les règles ne signifie pas baisser les standards environnementaux ou éthiques, mais trouver un équilibre qui permette à l'innovation de s'épanouir. L'Europe a déjà prouvé qu'elle pouvait être un leader en matière de régulation (avec le RGPD, par exemple) — il est temps de montrer qu'elle peut l'être aussi en matière d'innovation concrète. Et si cette accélération profitait aussi aux startups et aux chercheurs qui veulent développer des outils IA respectueux de la vie privée ? Une piste à suivre de près…
Source originale
Numerama