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Oracle dans les SI de l'État : quand la dépendance numérique devient un risque souverain

Une commission d'enquête parlementaire révèle l'omniprésence d'Oracle dans les systèmes d'information publics français. Une dépendance qui interroge notre souveraineté numérique — et les alternatives européennes qui émergent.

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· Silicon.fr

Saviez-vous que les bases de données d'Oracle équipent une partie significative des ministères français ? Une récente commission d'enquête parlementaire, relayée par Silicon.fr, a mis en lumière l'empreinte profonde de cette solution américaine dans les systèmes d'information de l'État — de l'éducation à la recherche, en passant par les finances. Un constat qui pose une question cruciale : comment concilier efficacité opérationnelle et indépendance numérique ?

Cette dépendance n'est pas anodine. Elle expose nos données sensibles à des législations étrangères (comme le Cloud Act américain) et limite notre capacité à innover avec des solutions locales. Pourtant, des alternatives européennes existent. Des acteurs comme PostgreSQL (logiciel libre) ou OVHcloud (hébergement souverain) prouvent que performance et souveraineté peuvent aller de pair. La France a d'ailleurs lancé des initiatives comme Bleu (cloud souverain) ou Andromède (bases de données), mais leur adoption reste trop lente.

Et si cette dépendance était l'occasion de repenser nos choix technologiques ? Choisir des outils européens, c'est voter pour une infrastructure numérique qui nous ressemble — respectueuse de nos valeurs, de notre droit, et ouverte à l'innovation locale. Comme le rappelle souvent l'équipe de Colistor, la productivité et la souveraineté ne sont pas antagonistes : elles se renforcent mutuellement quand on opte pour des solutions unifiées et respectueuses. Une prise de conscience collective pourrait bien être le premier pas vers une souveraineté numérique concrète… et désirable.

Source originale

Silicon.fr