Octave Klaba (OVHcloud) refuse les consortiums français : quand l'indépendance européenne passe par des choix audacieux
Le fondateur d'OVHcloud explique pourquoi il ne rejoindra pas les gigafactories IA françaises. Une prise de position qui rappelle que l'indépendance numérique européenne se construit aussi par des modèles économiques innovants.
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Et si l'avenir de l'IA européenne ne passait pas par les consortiums traditionnels ? C'est en tout cas la conviction d'Octave Klaba, le patron d'OVHcloud, qui a récemment expliqué dans Silicon.fr pourquoi il ne participera pas aux projets de gigafactories IA portés par l'État français. Sa raison ? Un modèle financier qu'il juge intenable, préférant défendre une approche plus agile et indépendante.
Cette prise de position est bien plus qu'un simple désaccord économique : elle illustre une réalité clé de la renaissance numérique européenne. L'indépendance ne se décrète pas, elle se construit — souvent en marge des sentiers battus. OVHcloud, avec ses data centers souverains et son modèle cloud alternatif, prouve depuis des années qu'une autre voie est possible. Une voie où l'Europe n'a pas besoin de copier les géants américains ou asiatiques pour exister, mais peut innover avec ses propres règles, ses propres valeurs.
Ce débat sur les gigafactories IA est aussi une invitation à repenser notre rapport à la technologie. Et si, plutôt que de chercher à reproduire les modèles dominants, on misait sur des solutions qui nous ressemblent ? Des outils comme Colistor, qui unifient productivité et respect de la vie privée, montrent que cette approche est non seulement possible, mais aussi désirable. Parce qu'au fond, choisir son avenir numérique, c'est choisir les acteurs qui portent nos valeurs — et les défendre avec audace.
L'Europe a les talents, les infrastructures et les idées pour tracer sa propre voie. La question n'est pas de savoir si elle en est capable, mais si elle osera le faire.
Source originale
Silicon.fr