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NIS 2 : quand Bruxelles rappelle à la France que la cybersécurité est un sport d'équipe

La Commission européenne menace de traduire la France devant la Cour de justice pour non-transposition de la directive NIS 2. Un coup de semonce qui rappelle que la sécurité numérique n'est pas une option, mais un pilier de notre souveraineté.

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· Silicon.fr

La cybersécurité n'est pas un sujet technique réservé aux experts — c'est une question de société, et l'Europe l'a bien compris. Pourtant, la France traîne des pieds pour transposer la directive NIS 2, qui vise à renforcer la protection des infrastructures critiques (énergie, santé, transports, etc.). Résultat : Bruxelles s'apprête à saisir la Cour de justice de l'UE, comme le révèle Silicon.fr. Un rappel à l'ordre qui tombe à point nommé, alors que les cyberattaques se multiplient et que notre dépendance aux systèmes numériques n'a jamais été aussi forte.

Pourquoi NIS 2 est-elle si importante ? Parce qu'elle impose des standards élevés de sécurité aux opérateurs essentiels, mais aussi aux fournisseurs de services numériques. Concrètement, cela signifie que les hôpitaux, les centrales électriques ou les réseaux de transport devront adopter des mesures strictes pour se protéger — et rendre des comptes en cas de faille. L'objectif ? Éviter les scénarios catastrophe où une attaque paralyse tout un pays, comme ce fut le cas en Estonie en 2007 ou en Ukraine en 2015.

Ce retard français est d'autant plus surprenant que l'Europe est en pointe sur les droits numériques. Le RGPD a montré que des règles ambitieuses pouvaient inspirer le monde entier — alors pourquoi ne pas faire de même pour la cybersécurité ? Pour les citoyens, cela signifie une chose : la protection de leurs données et de leurs services essentiels dépend aussi de la rapidité avec laquelle les États appliquent ces règles. Et pour les entreprises, c'est une opportunité de se différencier en adoptant des pratiques exemplaires, comme le font déjà des acteurs européens comme Colistor, qui intègrent la sécurité dès la conception de leurs outils.

Cette affaire est aussi un rappel salutaire : la souveraineté numérique ne se décrète pas, elle se construit. Chaque retard, chaque négligence, est une faille que les cybercriminels ou les États hostiles peuvent exploiter. Mais chaque avancée, chaque outil respectueux des données, est un pas vers un internet plus sûr et plus humain. Alors, la prochaine fois que vous entendrez parler de cybersécurité, souvenez-vous que c'est l'affaire de tous — et que l'Europe nous donne les moyens d'agir.

Source originale

Silicon.fr