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Mélenchon veut sauver le jeu physique : et si c'était l'occasion de repenser notre rapport au numérique ?

Face à l'abandon du jeu physique par Sony, Jean-Luc Mélenchon promet une loi en 2027. Une initiative qui relance le débat sur la préservation de nos choix numériques.

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· Numerama

Le jeu vidéo physique est en voie de disparition. Après l'annonce de Sony, qui prévoit de supprimer les jeux physiques de sa PlayStation d'ici 2028, une voix s'élève pour défendre cette pratique : celle de Jean-Luc Mélenchon. Comme le rapporte Numerama, le leader de la NUPES promet d'ouvrir « le chantier en 2027 » pour encadrer cette transition et préserver le choix des joueurs.

Pourquoi est-ce important ? Parce que le jeu physique, c'est bien plus qu'un support : c'est une garantie de pérennité, de revente et de contrôle sur ce que l'on possède. Dans un monde où les plateformes dominantes imposent de plus en plus leurs règles (abonnements, DRM, fermetures de serveurs), le jeu physique reste l'un des derniers bastions de la propriété numérique. Et si cette loi voyait le jour, elle pourrait inspirer d'autres secteurs — musique, cinéma, logiciels — à repenser leur modèle.

Mais au-delà du débat politique, cette annonce est une invitation à réfléchir à notre rapport au numérique. Choisir un jeu physique, c'est choisir une expérience sans dépendance aux serveurs, sans mises à jour forcées, et avec la liberté de le revendre ou de l'offrir. C'est un peu comme préférer un livre papier à un ebook : une question de plaisir, mais aussi de liberté.

Et si cette polémique était l'occasion de redécouvrir les alternatives européennes ? Des studios comme Motion Twin (Dead Cells) ou Asobo Studio (Microsoft Flight Simulator) prouvent que le jeu vidéo européen a du talent — et qu'il mérite d'être soutenu. À nous de choisir : un numérique où l'on possède, ou un numérique où l'on loue ?

Source originale

Numerama