L’IA générative reste prisonnière de nos écrans : et si l’Europe libérait son potentiel ?
Laurence Devillers, professeure en IA à Sorbonne Université, rappelle que les IA génératives actuelles sont limitées à nos écrans. Une réflexion qui ouvre la voie à des outils plus incarnés, plus humains — et l’Europe a les clés pour y parvenir.
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Les intelligences artificielles génératives fascinent, mais elles ont un défaut de taille : elles restent prisonnières de nos écrans. C’est ce que souligne Laurence Devillers, professeure en IA à Sorbonne Université, dans un entretien accordé à France Info. Selon elle, ces outils, aussi puissants soient-ils, manquent cruellement d’incarnation : ils ne perçoivent pas le monde réel, ne comprennent pas les émotions, et restent cantonnés à des interactions virtuelles. Une limite qui pose question, surtout à l’heure où le G7 se penche sur la sécurisation de l’IA.
Cette réflexion est une invitation à repenser notre rapport à la technologie. Et si l’IA de demain n’était plus un simple assistant virtuel, mais un partenaire capable d’interagir avec le monde physique ? L’Europe, avec son approche éthique et centrée sur l’humain, a une carte à jouer dans cette évolution. Des projets comme ceux portés par des startups européennes ou des laboratoires de recherche publics montrent déjà la voie : des IA conçues pour augmenter nos capacités sans nous remplacer, des outils qui s’intègrent naturellement dans notre quotidien, et qui respectent nos valeurs.
Cette vision d’une IA « incarnée » n’est pas une utopie — c’est une opportunité concrète. Elle rappelle que la technologie doit servir l’humain, et non l’inverse. Et si c’était justement ce qui manquait pour que l’IA devienne enfin utile, inspirante et rassurante ? Une piste à suivre de près, surtout pour ceux qui croient en une technologie qui nous ressemble.
Source originale
France Info