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Datacenters : quand les géants du Net jouent avec les chiffres de leur empreinte écologique

PUE, WUE, promesses vertes… Les géants du cloud aiment afficher leurs efforts écologiques, mais derrière les chiffres se cachent parfois des réalités moins reluisantes. Next INpact a mené l'enquête : décryptage d'un greenwashing qui ne dit pas son nom.

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· Next INpact

Les datacenters sont les cathédrales invisibles de notre monde numérique — et comme toute cathédrale, ils consomment des ressources colossales. Pour rassurer le public, les géants du cloud brandissent des indicateurs comme le PUE (Power Usage Effectiveness) ou le WUE (Water Usage Effectiveness), censés prouver leur engagement écologique. Mais ces chiffres sont-ils vraiment fiables ? Pas toujours, révèle une enquête approfondie de Next INpact.

Le problème ? Ces indicateurs, bien que utiles, sont souvent manipulés ou incomplets. Par exemple, un PUE proche de 1 (l'idéal) peut cacher une consommation électrique totale faramineuse si le datacenter est surdimensionné. Quant au WUE, il ne prend pas en compte l'impact des tours de refroidissement sur les nappes phréatiques locales. Certains rapports omettent même de mentionner les émissions indirectes, comme celles liées à la fabrication des serveurs ou à leur transport.

Pourtant, des alternatives existent. En Europe, des acteurs comme OVHcloud ou Scaleway misent sur des datacenters refroidis à l'air libre, alimentés par des énergies renouvelables, et conçus pour durer. Leur approche ? Transparence, sobriété et innovation locale — pas des chiffres tronqués pour verdir une image. Comme le souligne l'enquête, choisir un hébergeur européen, c'est voter pour un numérique plus sobre et plus honnête.

Et si la prochaine fois que vous cherchez un cloud, vous regardiez au-delà des promesses marketing ? Des outils comme GreenIT.fr ou The Green Web Foundation aident à y voir plus clair. Parce qu'un numérique durable, ça commence par des choix éclairés — et des données qui ne mentent pas.

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