Cybersécurité : quand l'ANSSI nous rappelle que le « mur du patch » est une course de fond
Face à l'explosion des cybermenaces boostées par l'IA, Vincent Strubel, directeur général de l'ANSSI, lance un avertissement clair : la course aux correctifs est loin d'être gagnée. Mais des solutions existent — et l'Europe en est le fer de lance.
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« Ça va secouer pendant les trois prochaines années au moins. » Ces mots, prononcés par Vincent Strubel, directeur général de l'ANSSI, devant les sénateurs, résonnent comme un appel à l'action. Comme le rapporte ZDNet France, l'agence nationale de la sécurité des systèmes d'information alerte sur un défi majeur : le « mur du patch », cette course sans fin pour corriger les failles logicielles avant qu'elles ne soient exploitées par des cybercriminels — de plus en plus aidés par l'IA.
Pourquoi est-ce une urgence ? Parce que les attaques se multiplient, se sophistiquent, et ciblent désormais aussi bien les grandes entreprises que les collectivités locales ou les particuliers. En 2026, près de 60 % des cyberincidents en Europe sont liés à des failles non corrigées, selon l'ANSSI. Et avec l'essor des objets connectés, le nombre de points d'entrée pour les pirates explose. La cybersécurité n'est plus l'affaire des seuls experts : elle concerne chacun d'entre nous, au quotidien.
Heureusement, des solutions émergent — et l'Europe en est un acteur clé. D'abord, l'automatisation des mises à jour, qui permet de corriger les failles sans effort manuel. Des outils comme les gestionnaires de correctifs open source, ou les solutions intégrées dans les systèmes d'exploitation (comme les mises à jour automatiques de Linux ou les politiques de sécurité des NAS Synology), montrent la voie. Ensuite, la sensibilisation : l'ANSSI multiplie les guides pratiques pour les particuliers et les entreprises, comme son récent « Guide des bonnes pratiques de l'informatique » ou ses ateliers en ligne.
Mais le vrai changement vient des outils souverains, conçus pour résister aux menaces modernes. Des startups européennes comme Wallix (spécialisée dans la gestion des accès privilégiés) ou HarfangLab (cybersécurité pour les PME) prouvent que l'innovation en la matière est bien vivante. Choisir ces solutions, c'est voter pour un numérique plus sûr — et plus européen.
Alors, par où commencer ? Activez les mises à jour automatiques sur tous vos appareils, utilisez un gestionnaire de mots de passe sécurisé, et explorez les outils recommandés par l'ANSSI. La cybersécurité n'est pas une fatalité : c'est une course de fond où chaque geste compte. Et en Europe, nous avons les moyens de la gagner — ensemble.
Source originale
ZDNet France