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COBOL et IA générative : quand l'Europe modernise son héritage numérique sans tout casser

Des entreprises européennes utilisent l'IA générative pour moderniser leurs systèmes COBOL, ces vieux codes qui font encore tourner des pans entiers de notre économie. Une approche pragmatique, qui évite le « tout jeter » tout en préparant l'avenir.

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· Silicon.fr

Saviez-vous que votre compte bancaire, votre assurance ou même votre dossier médical reposent peut-être sur des lignes de code écrites… il y a plus de 60 ans ? COBOL, ce langage informatique né en 1959, est encore omniprésent dans les systèmes critiques des banques, des administrations ou des grandes entreprises. Le problème ? Ces systèmes sont souvent difficiles à maintenir, et les développeurs COBOL se font rares. Pourtant, les remplacer purement et simplement coûterait des fortunes — et prendrait des années.

La solution ? Une approche maligne, qui combine l'expertise humaine et l'IA générative. Comme le détaille une tribune publiée sur Silicon.fr, des entreprises européennes misent désormais sur des outils d'IA pour traduire progressivement leurs applications COBOL en langages modernes, comme Java ou Python. L'objectif n'est pas de tout réécrire d'un coup, mais de procéder par étapes, en s'appuyant sur l'IA pour automatiser les parties les plus répétitives du travail.

Concrètement, ces outils analysent le code COBOL existant, identifient ses fonctions clés, et proposent des équivalents en langage moderne — que les développeurs peuvent ensuite affiner. Une approche qui rappelle celle des traducteurs humains : l'IA fait le gros du travail, mais c'est l'expertise humaine qui garantit la qualité et la sécurité du résultat. Et ça marche ! Des banques comme la Société Générale ou des institutions publiques européennes ont déjà adopté cette méthode pour moderniser leurs systèmes sans tout casser.

Pour l'Europe, c'est une double victoire. D'abord, cela permet de préserver la stabilité des systèmes critiques tout en les rendant plus agiles et plus faciles à maintenir. Ensuite, cela montre que l'IA peut être un outil augmentant, qui libère les développeurs des tâches ingrates pour leur permettre de se concentrer sur l'innovation. Une belle illustration de notre pilier « L'IA qui nous ressemble » : une technologie au service des humains, et non l'inverse.

Et si la modernisation numérique passait par le respect de l'existant, plutôt que par la table rase ? Une leçon de pragmatisme européen, à l'heure où certains voudraient tout réinventer du jour au lendemain.

Source originale

Silicon.fr