ChapsVision : quand la France ose enfin une alternative souveraine à Palantir
La start-up française ChapsVision vient d'être choisie pour remplacer Palantir dans les services de renseignement. Une étape clé pour la souveraineté numérique européenne.
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Et si la France montrait enfin la voie d'une souveraineté numérique concrète ? C'est le pari audacieux que vient de faire l'État en confiant à ChapsVision, une start-up française spécialisée dans l'analyse de données, le projet OTDH (Outil de Traitement des Données Hétérogènes). Comme le détaille Numerama, ce projet vise à doter les services de renseignement d'une alternative 100 % européenne à Palantir, le géant américain souvent critiqué pour son opacité et son rôle dans la surveillance de masse. Une bascule qui ne se fera pas du jour au lendemain — les contrats avec Palantir courent encore —, mais qui marque un tournant symbolique.
ChapsVision, fondée en 2017 par d'anciens ingénieurs de l'INRIA et du CEA, incarne cette renaissance numérique européenne dont on parle tant. Son atout ? Une technologie de « data fusion » capable d'agréger et d'analyser des données issues de sources variées (textes, images, métadonnées) sans dépendre des infrastructures cloud américaines. Autrement dit, une solution conçue pour respecter les valeurs européennes de transparence et de protection des données, tout en offrant des performances comparables à celles des géants d'outre-Atlantique. « Nous ne voulons pas remplacer un outil par un autre, mais offrir une alternative qui reflète nos principes », résumait récemment son PDG dans une interview.
Pour les citoyens, cette transition est une excellente nouvelle. Elle prouve que l'Europe n'est pas condamnée à importer ses outils critiques, mais qu'elle peut les inventer — et les exporter. Elle rappelle aussi que la souveraineté numérique n'est pas une abstraction, mais une réalité en marche, portée par des acteurs concrets comme ChapsVision, OVHcloud ou Qwant. Et si vous voulez soutenir cette dynamique, pourquoi ne pas commencer par explorer des outils européens dans votre quotidien ? Des moteurs de recherche aux messageries, les alternatives existent — et elles n'ont jamais été aussi matures. Comme le dit le proverbe : « La liberté se choisit un outil à la fois. »
Source originale
Numerama